Merci Paris l’été

Lycée Decour - Festival Paris l'été 2018
Le lycée Decour dans le 9ème, un des QG du Festival Paris l’été 2018

Et voilà ! Le Festival Paris l’été c’est fini pour cette année et c’est bien dommage parce qu’on voudrait que ça dure, que ça dure …

Pour sa deuxième édition sous sa nouvelle identité, le festival des Parisiens condamnés à « liker » les photos de doigts de pieds en éventail de ceux qui sont déjà partis, a encore frappé fort. Le festival des touristes aussi, qui sait se faire universel et gratuit souvent, accessible à tous, participatif, convivial et audacieux dans sa programmation aux disciplines variées. Bien plus sympa qu’une grève des agents de la Tour Eiffel n’est-ce pas ? De quoi donner une image plus accueillante de la capitale. Plus festive aussi, l’appellation « festival » n’est pas du tout usurpée. J’en ai presque oublié ce qu’il s’y passait lorsqu’il s’appelait encore Quartier d’été mais, une chose est sûre, le souvenir est différent, moins chaleureux et pas seulement à cause de la météo.

Le festival a pris un tournant. Et n’allez pas croire qu’accessible veuille dire de moindre qualité. Les propositions en théâtre, danse, musique, acrobates, performances en tous genres sont un joli panel de la création actuelle dans les différentes disciplines. C’est un peu comme si le Monfort faisait des petits sous le soleil en y répandant son état d’esprit : la patte de ses co-directrice et co-directeur, Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel y est bien imprimée. Par timidité, je n’ai jamais osé leur dire de vive voix mon admiration pour leur travail. Ca aurait été pourtant simple de les remercier pour tous ces moments uniques et éphémères, ils sont accessibles, partout présents, tous les soirs et toujours ensemble (je ne pense pas avoir déjà vu une l’un sans l’autre), au charbon. Je ne sais pas dire en quoi leur présence compte, je ne les connais pas après-tout, mais pour moi ils font un lien entre tous ces lieux où on se sent bien, le lycée Decour, le 104, le Monfort … Il est bon aussi de retrouver leur équipe qu’on finit par reconnaître et même connaître au fil des soirées.

A tous ceux-là je dis donc merci à ma façon pour leur énergie.

Mille mercis de m’avoir donné l’occasion de vivre de l’intérieur la révolution française revue et corrigée depuis les coulisses de « Ca ira. Fin de Louis (1) » de Joël Pommerat et les gradins du 104 en tant que Force Vive. Une expérience folle, mes plus belles vacances parisiennes au service d’un spectacle hors norme de 4h30 qui a emporté tous les publics. Ce n’est pas la première fois que le festival permettait à monsieur et madame tout-le-monde de participer (voir l’article sur la ville éphémère d’Olivier Grossetête l’an dernier) mais cette année l’implication et le sentiment de partager une aventure étaient d’une autre ampleur. Séquence émotion de cet été caniculaire. Pas de doute que la programmation de Pommerat aura fait des heureux parmi le petit groupe de volontaires passionnés autant que dans le public du festival. J’y consacrerai très certainement un article bien mérité mais voyez-vous, comme pour l’instant j’ai vu 5 fois le spectacle sans le voir vraiment, je ne sais pas trop comment m’y prendre.

Merci aussi pour la grâce de la funambule Tatiana Mosio-Bongonga, tout sourire, qui nous a fait des jambes en coton en passant à 35 mètres au dessus de nos têtes dans le si emblématique décor parisien du Sacré Coeur. Une image imprimée pour toujours. 

Tatiana Mosio-Bongonga au Sacré Coeur
Festival Paris l’été 2018 – Tatiana Mosio-Bongonga au Sacré Coeur

Merci encore pour tous ces moments magiques passés au lycée Decour, dans le 9ème, dans un décor de film et une atmosphère tranquille et décontractée. Pour qui n’a pas fréquenté les lycées parisiens dans sa jeunesse, ces vieux murs dont on ne passe habituellement jamais la porte sont une découverte surprenante. Les ombres portées des artistes dans certains spectacles de la grande cour y sont troublantes. J’y ai vu de la danse dans tous ses états : Nue et hypnotique dans Tragédie de Olivier Dubois. Perturbante, habitée et sensuelle dans Kalakuta Republik de Serge Aimé Coulibaly sur des rythmes d’afro-beat. Notamment, une évocation des soirées démoniaques de Fela Kuti qui collait tellement bien à l’atmosphère caniculaire et poisseuse de ce soir-là. Enfin, une découverte, Fall de Victor Hugo Pontesun chorégraphe portugais qui ne m’a malheureusement pas emportée. C’est bien l’exception qui confirme la règle.

Merci enfin pour ces deux bijoux de drôlerie et de sympathie auxquels j’ai consacré deux articles en lien : le binôme Steven Michel / Jan Martens au Monfort et la Grande Galerie des belges Captain Boomer au Grand Palais.

Et je ne finirai pas sans remercier de nouveau (et pour une fois je l’ai déjà fait de vive voix) Sébastien Gindre pour sa géniale idée de Confesse (voir l’article sur la précédente édition) réitérée cette année dans des lieux moins bruyants. Cette fois-ci j’ai tenté l’expérience en bi-place, c’est pas mal aussi !

D’accord, je recycle les articles mais quand on aime on ne se lasse pas de partager.

Vivement l’édition 2019 !

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